Q&A : Bernadette répond aux questions les plus souvent posées au sujet du Shinrin Yoku

Il y a quelques semaines on vous a demandé de nous envoyer toutes vos questions concernant le Shinrin Yoku et vous avez été nombreux à participer. Voici sans plus tarder les réponses de Bernadette aux 6 questions les plus populaires.

La lenteur est la clé et le silence est de mise.
— Bernadette

#1 Quelle est la différence entre une randonnée pédestre et le Shinrin Yoku ?

Ces deux activités se ressemblent, c'est vrai, en réalité elles n'ont pas grand-chose en commun !

En fait, lors d’une randonnée je détermine une distance selon le temps que j’ai devant moi, je choisis un sentier plutôt qu’un autre en fonction de mon niveau de forme ou mon humeur du jour. Je vais souvent partir plusieurs heures et me préparer des collations, vouloir atteindre un but, arriver au sommet d'une montagne et bénéficier d'un point de vue bien mérité. Cette activité me permet de m'arrêter pour avoir des conversations avec les gens qui croisent mon chemin. Les kilomètres parcourus et la vitesse établiront ma performance, même si je ne suis pas très compétitive.

Bien qu'elle se déroule en forêt comme la randonnée pédestre, la pratique du Shinrin Yoku est très différente. D’abord, il faut savoir que vous ne parcourez que très peu de km et ne dépassez jamais plus de 2.5 km\heure. La lenteur est la clé et le silence est de mise. On s’arrête souvent. Vous devez écoutez vos sens, surtout votre respiration ainsi que le battement de votre coeur qui ne font qu’un avec la symphonie que vous offrent les sons de la forêt. À la fin, c’est le calme qui vous habite. Il n’y a pas de compétition, mais au lieu d’un sentiment de réussite il y a un sentiment de sérénité.

L’objectif derrière ces deux activités est donc assez différent. 

 En Shinrin Yoku le chemin à emprunter est prédéterminé par le guide, vous n'aurez pas besoin d'y penser !

En Shinrin Yoku le chemin à emprunter est prédéterminé par le guide, vous n'aurez pas besoin d'y penser !

#2 Un bain de forêt doit-il toujours durer 3 heures ?

Pas nécessairement ! La durée d'une marche de Shinrin Yoku est déterminée en fonction de divers facteurs : Le groupe de gens, la saison, la forêt et les types d’invitations possibles dans un même lieu. En général, les marches que je propose durent 3 heures si elles se déroulent le temps d'un avant-midi ou d'un après-midi, sinon 2 heures quand c'est en soirée et plus rarement 5 heures lorsqu'accompagnées d'activités de respiration et d’aromathérapie.

La durée de chaque séance sera toujours affichée dans le descriptif des activités du calendrier.

 Vue à vol d'oiseau du Mont Royal, Montréal, Qc.

Vue à vol d'oiseau du Mont Royal, Montréal, Qc.

#3  Peut-on pratiquer le Shinrin Yoku en ville ?

Oh oui et j'adore ça ! À vrai dire, les îlots de verdure en ville sont assez semblables à ce qu'une forêt certifiée Shinrin Yoku peut nous offrir. Connaissez-vous beaucoup d'endroits boisés où on n'entend jamais de bruit ? Selon le bioacousticien Gordon Hempton, il parait qu’il n’existe qu'une cinquantaine de lieux sur terre où règne le calme absolu... 

Donc, des lieux urbains propices à la pratique du Shinrin Yoku, il y en a beaucoup. Dans presque toutes les grandes villes comme Montréal, on retrouvera un lieu accessible à distance de métro tel que le mont Royal, les parcs Lafontaine et Maisonneuve, ou encore l’Arboretum du Jardin Botanique pour n'en citer que quelques uns.

Évidemment, en ville nous sommes facilement perturbés par les sons des voitures, les cris d’enfants jouant au loin, le bruit d’une tondeuse, etc. Mais en Shinrin Yoku, le guide nous montre comment apprivoiser ces bruits; il nous apprend la tolérance de nos propres activités tout en faisant diminuer notre stress.

Une fois expérimentée, cette pratique s’offre à nous presque tous les jours. Je vous suggère de faire un petit détour en revenant du travail : traversez un parc sur votre chemin, assoyez-vous sur un banc, une pierre, trouvez votre endroit préféré et contemplez, à un rythme de 3 fois par semaine pour une durée d'environ 20 minutes. Vous deviendrez rapidement un adepte. 

 Le son d'une chute ou d'une fontaine crée un bruit de fond en continu qui favorise grandement la concentration.

Le son d'une chute ou d'une fontaine crée un bruit de fond en continu qui favorise grandement la concentration.

#4 Si je n'aime pas spécialement la méditation, est-ce que le Shinrin Yoku va me plaire ?

Pour avoir bien souvent tenté de méditer, je comprends qu’il faut en médiation comme en Shinrin Yoku avoir un guide qui nous montre le chemin de la pratique. Un guide certifié en Shinrin Yoku vous permettra de voir et de vivre la forêt différemment. Une fois en immersion, je vous invite à prendre part à certaines activités qui suggèrent de ralentir, de contempler, de réfléchir. En tant que guide, je vous dirige parfois vers une méditation assistée. Si vous désirez essayer le Shirin Yoku de manière ponctuelle, sachez que j’offre de temps en temps des séances gratuites d'initiation au Shinrin Yoku. Gardez l’oeil ouvert !

 Le Shinrin Yoku contribue au maintient d'une meilleure forme physique et mentale.

Le Shinrin Yoku contribue au maintient d'une meilleure forme physique et mentale.

#5 Combien de séances de Shinrin Yoku faut-il pour ressentir des effets sur ma santé ?

Je dois vous dire que la réponse est variable, tout dépend de ce que vous visez à améliorer. Demandez-vous ce que vous recherchez comme bienfaits. Voulez-vous améliorer votre santé physique ou mentale, ou les deux ?

- Santé Physique : votre pression sanguine et votre pouls doivent-ils êre régulés ? Car si vous faites de la basse pression par exemple, elle aura tendance à revenir à la normal après une seule séance de Shinrin Yoku. Même chose si vous souffrez de haute pression. 

- Méthode de prévention : selon les saisons et les essences d’arbres qu’offre la forêt, le niveau de phytoncides fluctue. Alors si votre objectif est d'améliorer la santé de votre système immunitaire en prévention de certaines maladies, alors il faudra choisir des lieux et des moments différents, puis multiplier les séances et augmenter la durée. Tenez un journal de bord et faites un bilan sanguin pour surveiller l'évolution. 

- Santé psychologique : mon meilleur conseil serait de trouver un lieu de contemplation et de réflexion qu’on nomme le «sit spot». Pour ressentir un sentiment de bonheur en stimulant vos systèmes sympathique et parasympathique, suivez des invitations variées qui seront proposées par un guide certifié. Par la suite, à vous de faire fonctionner votre créativité.

 La branche couleur vert tendre d'un pin parasol en pleine croissance 

La branche couleur vert tendre d'un pin parasol en pleine croissance 

#6  Comment faire pour savoir qu’une forêt est thérapeutique ?

On travaille justement à l'élaboration d'une liste de lieux qui seront certifiés Shinrin Yoku partout dans la province du Québec. La certification d'un premier sentier s'effectuera le 30 juin prochain à Rigaud. En attendant que le projet prenne forme, mon collègue japonais le Dr Qing Li propose les 3 critères suivants : 

- Avoir une superficie d'au moins 100 x 100 mètres soit 10 000 mètres carrés et une absence de terre utilisée à d’autres fins en son centre.

- Les arbres doivent faire au moins 5 mètres de hauteur et être âgés d’au moins 50 ans.

- La forêt doit détenir une belle variété d’arbres. En générale les pins, les différents conifères (cèdres, pruches, sapins), les chênes, les érables et les bouleaux (blancs, gris et rouges) sont les essences les plus recherchées.

Enfin, la valeur patrimoniale et historique du lieu est importante mais pas fondamentale. Pour les Japonais on parle de la présence de temples ou de sanctuaires. Pour les québécois, on parle plutôt de vestiges et de ruines pittoresques. Consultez notre top 7 des plus belles forêts où pratiquer le Shinrin Yoku près de Montréal

Connaissez vous une forêt ou un boisé qui détient ces caractéristiques ? Si oui, écrivez-nous !

Bernadette Rey

L'importance du thé

Pour peu que l’on soit familier avec la culture asiatique et plus particulièrement celle du Japon, on a certainement entendu parler ou, du moins, on a une idée partielle de ce qu’est la cérémonie du thé. Peut-être n’y a-t-on jamais assisté ou, au contraire, peut-être en avons-nous eu la chance. Qu’importe, vous comprendrez qu’il ne s’agit pas simplement de savourer un bon thé entre amis. C’est tout un rituel...

 "Je collectionne les théières et les jolis services à thé japonais. J'adore particulièrement quand les tasses sont dépareillées !" - Bernadette

"Je collectionne les théières et les jolis services à thé japonais. J'adore particulièrement quand les tasses sont dépareillées !" - Bernadette

Le Shinrin Yoku étant une pratique originaire du Japon, pays réputé pour son excellent thé, on ne s’étonne pas qu’une marche se termine par une invitation de la sorte. Bien que le café prenne de plus en plus de place dans le quotidien des japonais, le thé tient une place de choix. Et la cérémonie du thé lors d’une séance de Shinrin Yoku est aussi importante, elle en est même le point final.

Pour bien comprendre son importance, prenons comme exemple l'une des pratiques typiquement japonaise, là où tout est fait dans un ordre précis mais avec légèreté : la cérémonie chaji. Il y a différents types de cérémonie du thé au Japon mais le chaji serait celui qui se rapproche le plus du style emprunté pour nos séances de Shinrin Yoku. Il s'agit d'un rituel complet précédé d’une collation.

Au Japon, l’habitude de servir un thé est un geste honorable envers ses hôtes et est aussi un exercice (de méditation) propre à la philosophie du bouddhisme zen dont l’art et l’étude se nomme chadö et se traduit par «la voie du thé»

L’essence du Shinrin Yoku pourrait peut-être se définir comme étant «la voie de la forêt». Je ne suis pas certaine encore comment bien expliquer ce concept. Mais, pour l’instant je suis sûre d’une chose : le fait de donner une place à la cérémonie du thé me permet de conclure une séance d’immersion en fôret et alors de donner un sens à tout ce qui la précédait. L’harmonie, le respect entre les participants, la pureté et la tranquillité du moment rendent l’expérience assez unique. Plus aucun stress, plus aucune tension...
— Bernadette Rey, fondatrice de Shirin Yoku Québec
cérémonie du thé shinrin yoku québec

Le Lieu

Au Japon, la présence d’un pavillon de thé aménagé à l’ombre et éloigné de toutes activités humaines sur le site d’un temple est un endroit de prédilection. À la suite d’une marche, contemplant la beauté de la nature, méditant et s’arrêtant afin d’en respirer tous les bienfaits, on bénéficie d’un moment paisible, simple et calme. Le guide trouve un lieu propice pour y préparer cette cérémonie à un moment qui ne pourra se reproduire, la nature n’est jamais la même, le décor est là, les ustensiles sont simples, imparfaits de fabrication ou de style, comme le monde et la nature humaine.

Le thé

Ce n’est pas de la poudre de matcha qui se retrouvera dans votre petit bol. Le vert est déjà partout autour de vous, contemplez-le encore et encore. La concoction sera plutôt composée de feuilles de thé et d'autres plantes indigènes récoltées précédemment durant la marche.

La récolte de plantes indigènes est le fruit de connaissances acquises par un guide certifié qui les aura préalablement choisies en fonction de la saison, des besoins ciblés ou ressentis des participants et de bien d’autres informations recueillies ça et là.

Devenir un naturaliste fait partie des habiletés à développer en tant que guide en Shrinin Yoku. On ne met pas n’importe quoi dans l’eau. On ne met pas n’importe quelle eau.

La finalité

Le guide a préparé le lieu et le thé, il reçoit maintenant ses hôtes en honorant le groupe ainsi que la nature qui a permis de vivre ce moment unique. Une petite collation est offerte par le guide. Après 2h30 de marche, ça fait du bien ! On prend le temps de s’imprégner de l’harmonie, autant celle entre participants que celle offerte par le lieu naturel.

Chacun des participants reçoit son petit bol pendant que le guide montre comment le tenir, comment humer les arômes tout en expliquant les propriétés naturelles des plantes choisies. On prend la première gorgée à l’unisson. Le goût est très doux et ne se compare à aucun thé commun. 

Arrive le temps de revenir à la réalité. Le guide est là afin de réintroduire chacun des participants à sa vie de tous les jours, mais une vie ô combien enrichie par cette séance de Shinrin Yoku.

Le Shinrin Yoku pour les nuls : Qu'est-ce qu'un "sit spot" ?

J’adore la langue française, même quand vient le temps de traduire une expression comme un «sit spot». Impossible de réduire à deux mots plus simples. J’y ai réfléchi longtemps, dernièrement d’ailleurs, mais où encore ? Eh bien, là même où se trouve mon sit spot. Mon lieu d’ancrage. C’est un endroit précis où je me permets une pause. Un point d’arrêt unique où il fait bon relaxer et contempler. Je vous explique...

Dans la pratique du Shinrin Yoku, il n’est pas rare que le guide vous invite à trouver votre sit spot. Pour quelqu’un qui n’a jamais eu à faire ce choix, l'exercice peut sembler déroutant. Pourtant qui chez soi n’a pas un lieu privilégié pour se poser ? Certaines personnes ont la chance de le faire avant d’aller travailler, sur l’heure du midi ou même en revenant du travail. Au fond, on parle d’un simple geste comme s’arrêter sur un banc de parc.

 Dans ma cour au tout début de l'hiver...

Dans ma cour au tout début de l'hiver...

Les jours où j’enseigne au centre ville de Montréal, vous pourriez me croiser rue Cedar en train de monter avec mon lunch sous la main jusqu’en haut et de m’asseoir sur un muret envahi de végétation. Je reste là comme un oiseau. C’est mon sit spot urbain.

Comment se fait-il que ce muret devient mon sit spot, pourquoi pas un autre endroit et comment l’ai-je choisi ? Car il va sans dire que ce ne sont pas tous les murs du monde qui engagent à la plénitude ! Pour être franche, je suis certaine que c’est mon corps qui décide à ma place. Il doit se dire : “C’est joli et tranquille, je me sens bien”. À Montréal, tous mes sens sollicités, ma recherche instinctive de bien-être me conduit naturellement vers un lieu plus calme.

 Montréal, 12 mai 2017, vue de mon «sit spot» urbain

Montréal, 12 mai 2017, vue de mon «sit spot» urbain

En forêt, c’est différent. On peut fermer les yeux, tourner sur nous-même, rouvrir les yeux et laisser notre corps nous guider n’importe où. N’avoir comme objectif que de laisser aller l’essence de l’être vers un lieu inspirant. Un tel lieu se doit d’être sans distraction. Ma définition d’un bon sit spot demande aussi d’être seul.

Et combien de temps doit-on rester là ? Je dirais qu’une bonne vingtaine de minutes suffit. Tant qu’on décroche totalement de notre cellulaire. Croyez-moi, ces 20 minutes vont vous paraître une éternité les premières fois ! Aussi, il est important de prendre le temps de s’installer confortablement. Pour être 100% à l’aise, j’amène un petit tapis de mousse ou un banc pliable, une couverture légère par temps frais. Le but est de me sentir confortable physiquement afin de trouver la quiétude de l’esprit. Une brindille de travers pourrait faire toute la différence.

Attention de ne pas attraper froid l'hiver !

 L'état du Maine nous donne un accès facile à la mer à tout moment de l'année. C'est une chance que de pouvoir s'asseoir là et contempler les vagues s'écraser sur les rochers.

L'état du Maine nous donne un accès facile à la mer à tout moment de l'année. C'est une chance que de pouvoir s'asseoir là et contempler les vagues s'écraser sur les rochers.

Pour les personnes anxieuses, l’exercice du sit spot peut s'avérer particulièrement difficile parce qu’il demande de lâcher prise. Imaginez reprendre contact avec tous vos sens, respirer profondément, toucher ce qui vous entoure, percevoir les bruits, les plus éloignés et les plus discrets, humer les parfums, quelque soit la saison. Croyez-moi, on n’est pas tous doté de ce talent.

À défaut de me répéter, il faut savoir prendre le temps de cultiver le moment présent et réussir à faire partie du lieu où on se trouve. Bonne nouvelle : la patience ça s’apprend ! Pour beaucoup de gens cultiver le moment présent est un quasi supplice ; ils auront de la difficulté à déconnecter même pour un court instant. Mais avec persévérance, on y arrive. Comme par pur enchantement, on parvient à faire partie de cette nature.

 Moment rafraichissant et apaisant au bord de la rivière

Moment rafraichissant et apaisant au bord de la rivière

En dehors de la pratique du SY, il m’arrive de trouver un lieu d’ancrage non loin de mes activités quotidiennes. Je vous propose de faire de même et d’y retourner aussi souvent que votre corps le demande, y retourner à toute heure du jour, en toute saison, y tenir un journal, y dessiner, y relaxer et pourquoi pas y méditer!

signature

Les 7 plus belles forêts thérapeutiques près de Montréal

Une forêt désignée thérapeutique et caractéristique du Shinrin Yoku se définie selon des critères très précis. Shinrin Yoku Québec (SYQC) tient à respecter les aspects les plus traditionnels de la culture japonaise d'où cette pratique est issue.

Selon le Dr Qing Li auteur, président de la Japanese Society of Forest Medicine et professeur associé à la Nippon Medical School of Tokyo, il faut que la canopée d’une forêt thérapeutique ait une superficie d’au moins 10 000 mètres carrés de couvert forestier.

Le choix des arbres dépend des bienfaits souhaités, en général les pins, les chênes, les érables et les bouleaux sont les espèces les plus recherchées. C’est un pur bonheur pour un guide que de pratiquer au Québec où il est déjà facile de trouver toutes ces espèces d’arbres. 

Malbaie

Aussi, le patrimoine historique d’un lieu devient automatiquement une valeur ajoutée à la forêt où les marches se déroulent.

Les forêts naturelles, les parcs, les jardins botaniques et les arboretums où le couvert forestier est suffisant et comprenant une plantation datant d’au moins 50 ans, sont des endroits recherchés. Quand il y a un point d’eau, c'est encore mieux !

Voici quelques forêts ciblées par SYQC sur le territoire du grand Montréal qui valent absolument le détour.

MONTÉRÉGIE

Refuge faunique Marguerite d’Youville sur l’Île St-Bernard

Entouré d’eau, ce site offre plusieurs opportunités d’invitations. Entre ciel et eau, la diversité d’arbres est un peu moins importante que les sites suivants, mais ici méditation et contemplation sont au menu.

Île St-Bernard

Boisé-Tailhandier

Ce boisé nouvellement nommé Réserve naturelle est complètement ouvert créant un large espace où il fait bon respirer. Les sentiers sont divers, les arbres sont si hauts qu’ils nous font penser à des cathédrales. Le Ruisseau des Frères le traverse, un endroit parfait pour relaxer.

Parc national du Mont-Saint-Bruno

Un favoris, on y retrouve toutes les espèces souhaitées en forêt mixte ou regroupées, quelques points d’eau grâce à ses cinq lacs et son étang unique, lieu de reproduction des batraciens près du sentier St-Gabriel. Il y a même un verger ! Pourquoi ne pas terminer une marche par une sympathique cueillette de pommes ?

St-Bruno


ÎLE DE MONTRÉAL

Parc du Mont-Royal

C’est l’un des plus grands espaces verts de la ville qu’on choisit pour sa facilité d’accès et aussi par son importante valeur historique. On y retrouve de nombreux arbres matures. Les lieux plus ouverts sont idéals pour se reposer et contempler le Lac aux Castors. Le contraste ville et nature est intéressant. Cependant, sa popularité fait qu’on doit s’attendre à rencontrer beaucoup d’autres visiteurs.

Mont-Royal

Parc-nature de la Pointe-aux-Prairies

Les sentiers sont agréables nous menant d’espèces en espèces regroupées. Avec ses 12 km de piste cyclable, on peut alterner entre une séance de Shinrin Yoku et une petite balade à vélo. Les paysages sont différents grâce à la présence de champs et de marais. Ceci dit, n’hésitez pas à visiter les autres parcs-nature de l'île de Montréal.

Parc-nature_de_la_Pointe-aux-Prairies_02.jpg

Arboretum Morgan

Depuis 1945, l’Arboretum est une réserve forestière où les arbres sont à maturité et où presque la totalité des espèces indigènes du Québec s'y trouvent. La diversité en espèces mixtes où regroupées, quelques petits sentiers nous offrent un peu plus d’intimité et des lieux ouverts propres à la contemplation ou à la réflexion parsèment le paysage. Amener son chien est possible ! Apportez vos raquettes l’hiver.

Arboretum Morgan

LAVAL

Bois de l’Équerre

Bien situé au cœur du quartier Sainte-Rose, cette forêt urbaine est protégée depuis maintenant 20 ans et est très accueillante. Sa particularité : le dégel printanier qui crée toute une zone inondée. Ce nouveau plan d’eau nous permet de contempler un paysage tout à fait différent que lors de la saison froide. Le lieu préféré des canards et des grenouilles. L’hiver les sorties en raquettes sont bien appréciées !

Si vous connaissez d'autres endroits propices au Shinrin Yoku, faites nous les découvrir !